Aller au contenu principal
Fermer

Pouvoir d'achat : le gouvernement veut développer l'intéressement dans les petites entreprises

information fournie par Boursorama avec Newsgene 19/07/2022 à 10:39

Les dirigeants de PME et TPE sont aujourd'hui frileux face à la lourdeur administrative et fiscale qui va avec ces dispositifs. (Photo d'illustration) (Bru-nO / PIxabay)

Les dirigeants de PME et TPE sont aujourd'hui frileux face à la lourdeur administrative et fiscale qui va avec ces dispositifs. (Photo d'illustration) (Bru-nO / PIxabay)

Afin de lutter contre l'inflation et renforcer le pouvoir d'achat des Français, le gouvernement veut encourager le développement des primes d'intéressement dans les petites entreprises. Mais la lourdeur administrative continue de faire peur aux dirigeants, malgré un contexte fiscal plus intéressant qu'il y a quelques années.

Afin de préserver le pouvoir d'achat des Français en cette période d'inflation, le gouvernement compte aussi sur les entreprises. L'objectif est ainsi de développer l'intéressement dans les plus petites sociétés. Selon le ministère du Travail, cette prime conditionnée à la performance ou aux résultats d'une entreprise est encore très rare dans ces structures.

Un dispositif fastidieux pour les petites entreprises

Dans les entreprises de plus de mille salariés, 70 % du personnel bénéficiait en 2020 d'un dispositif d'intéressement. Mais ce taux chute à 25 % dans les sociétés de 50 à 99 salariés et même à 4,9 % dans les firmes de neuf salariés et moins. Du côté de ces petites entreprises, on explique que le dispositif d'intéressement est « fastidieux à mettre en place » .

« C'est réfléchi et prévu pour de grosses entreprises » dotées de spécialistes en ressources humaines » , explique David Morales, dirigeant d'une entreprise de 10 salariés dans le secteur du bâtiment. La lourdeur administrative du dispositif peut ainsi effrayer de nombreux PDG.

Un besoin de simplification

Pour partager malgré tout une partie des bénéfices, plusieurs dirigeants préfèrent abonder le plan d'épargne entreprise de leurs employés. Depuis une dizaine d'années, l'entreprise Air de Bretagne propose ainsi à ses 90 salariés une « prime d'activité » de 1 500 à 6 000 € selon le salaire, encadrée chaque année par un accord d'entreprise.

« Une grande majorité de salariés dans les TPE/PME ne sont pas concernés par les instruments d'intéressement et de participation , résume Thibault Lanxade, ambassadeur à l'intéressement et à la participation du gouvernement. On a plus de 2 millions de collaborateurs à couvrir dans les PME […] On a encore beaucoup de choses à faire au titre de la simplification. »

Déjà facilitée par la loi Pacte de 2019, la mise en place de dispositifs d'intéressement devrait être encore simplifiée dans le cadre du paquet de mesures de pouvoir d'achat que l'Assemblée nationale examine en ce moment. Le gouvernement souhaite, entre autres, porter la durée maximale des accords d'intéressement de trois à cinq ans. Il souhaite aussi permettre aux entreprises de moins de 50 salariés de lancer un dispositif d'intéressement de manière unilatérale sous certaines conditions.

Des syndicats durs à convaincre

Plusieurs dirigeants ont également remarqué que les conditions fiscales de l'intéressement, autrefois jugées pénalisantes, sont désormais plus favorables. Depuis 2019, le forfait social (une contribution due par l'employeur) a ainsi été supprimé pour les sociétés de moins de 50 salariés, ce qui a suscité une « dynamique » propice selon le ministère du Travail.

Ainsi, entre 2019 et 2020, la part de salariés concernés par l'intéressement dans les firmes de 1 à 9 employés a grimpé de 1,4 point, et de 0,7 point dans les entreprises de 10 à 49 employés. Mais il faut encore convaincre les syndicats, qui ne voient que des « leurres » permettant d'éviter les hausses du salaire du base dans ces dispositifs.

0 commentaire
Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
  • Hausse ciblée de la CSG sur certains revenus du capital en 2026, de 9,2% à 10,6% depuis le 1er janvier ; focus sur les placements touchés et l’impact sur l’épargne. ( crédit photo : Getty Images )
    information fournie par Le Particulier 25.04.2026 08:00 

    La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 instaure une hausse ciblée de la CSG (Contribution sociale généralisée) sur certains revenus du capital. Depuis le 1er janvier, le taux de prélèvement a été relevé de 9,2% à 10,6%. Nous vous détaillons les ... Lire la suite

  • Smartphone volé : quels risques pour vos paiements sans contact ? / iStock.com - AntonioGuillem
    information fournie par Boursorama avec LabSense 24.04.2026 08:30 

    Payer avec son smartphone, c’est devenu le geste le plus cool du portefeuille : un tap, un bip et hop, c’est réglé. Rapide, tendance, ultra-pratique… mais pas totalement sans danger. Car derrière la magie du sans contact et les technologies dernier cri (NFC, biométrie, ... Lire la suite

  • Shutterstock
    information fournie par aufeminin 23.04.2026 17:00 

    Un budget maîtrisé ne repose pas toujours sur des règles évidentes. Certaines habitudes, parfois contre-intuitives, peuvent transformer votre façon de gérer l’argent. Le rapport à l’argent est rarement neutre. Pour beaucoup, il oscille entre contrôle excessif et ... Lire la suite

  • Des bornes permettent d'échanger ses vieilles pièces en bons d'achat dans certaines enseignes. (illustration) (Muffles / Pixabay)
    information fournie par Boursorama avec Newsgene 23.04.2026 10:37 

    En Ile-de-France, les bornes permettant d'échanger des petites pièces de monnaie en bons d'achat ont cartonné en 2025. 7,4 millions d’euros ont ainsi été récoltés auprès des clients des supermarchés. Avez-vous déjà aperçu ces bornes qui permettent de transformer ... Lire la suite

Pages les plus populaires